Skip to Content »

 Un appel très important à relayer !

(Merci beaucoup à tous ceux qui l'ont déjà signé et/ou relayé… et merci d'avance aux autres !)







Impossible absence


L’absence actuelle de vrai débat public sur la place de l’art et de la culture dans notre société est un symptôme historique extrêmement inquiétant.

Elle annonce, pour la première fois depuis la Libération, le risque d’abandon d’une part fondamentale de l’histoire de notre pays.

Une part de notre histoire dont est issue la valeur accordée aux choses de l’esprit, à travers notre littérature, notre théâtre, les arts et leur circulation, dans la vision du monde que nous partageons et la place que nous avons su leur donner dans notre vie réelle. Cette absence fait planer la menace d’une défaite devant l’invasion délétère de l’esprit marchand imposée par ce que l’on nomme « globalisation ».

Les politiques qui refusent l’ordre néolibéral doivent le comprendre : non seulement la culture - au sens le plus large du mot -, est un enjeu fondamental de civilisation, mais c’est aussi pour eux un atout politique majeur.

Comme le dit le grand dramaturge Edward Bond, « que nous resterait-il aujourd’hui des Grecs s’ils ne nous avaient laissé une philosophie, un théâtre, une mythologie, des temples, des statues ? » Autrement dit un immense arrière-plan artistique et culturel créé à partir d’outils symboliques : une langue, des codes, des signes qui nous relient à une mémoire commune, à une volonté d’être ensemble et de rencontrer l’autre, de se frotter à l’inconnu, qui nous constituent en tant qu’êtres pensant, rêvant, imaginant, désirant, créant, construisant l’improbable avenir.

Ce sont ces outils qui nous permettent de nous penser, de nous ressentir, autrement qu’en tant que consommateurs ou marchands…

Notre histoire récente fut traversée de soubresauts où cette aspiration - ce désir collectif, parfois confus, souvent éclatant et vibrant - s’est manifestée. Des outils ont été construits avec le Conseil National de la Résistance. C’est ce que l’on appelle « le service public de la culture ». Il ne s’agit, en réalité, de rien d’autre que la manifestation concrète, politique, d’une volonté de donner à l’esprit sa vraie valeur dans la collectivité.
Ce service public, qui en France fut incarné par un ministère de la Culture, est en passe d’être démantelé.

Deux événements peu commentés, font figure de symptôme.
Au moment précis où plusieurs études alertent sur la désaffection de la lecture parmi les jeunes Français, la direction du Livre du Ministère a été supprimée l’automne dernier ; celles du théâtre, de la musique, de la danse et des arts plastiques ont depuis subi le même sort.
Dans le cadre d’une révision générale des politiques publiques qui veut tout soumettre, y compris l’inquantifiable, à la « rationalité économique », l’ensemble des directions artistiques sont réduites à une Direction générale de la création artistique, coincée entre une Direction des patrimoines et celle des médias et des industries culturelles.
On peut craindre que l’art ne soit plus la priorité de ce ministère...

La même rationalité économique a présidé aux débats du Forum d’Avignon : « économie et culture », présenté comme un « Davos de la culture ». Le symbole est fort. Au moment où la « crise » prouve l’inanité des dogmes néolibéraux qui dominent l’Europe, la culture devient l’ultime nappe phréatique où puiser, au service d’intérêts qui lui sont totalement étrangers.

Quel crédit porter à une « économie créative » initiée par des dirigeants d’entreprises comme Nicolas Seydoux, Didier Lombard et Axel Ganz ? Que peut véhiculer une telle « culture », réduite et instrumentalisée par les impératifs d’une « économie de la connaissance ? »

Dans l’Europe néolibérale, un faisceau de signes innombrables converge vers la destruction de ce que nous appelons l’humain. Brutalité d’une main, propagande de l’autre, encouragement général à cesser de penser et échanger. Cet encerclement qui concerne tous les aspects de nos vies tend à faire de chacun un individu dénué de sens collectif. On peut s’inquiéter de ce qu’il adviendrait d’une civilisation déjà très altérée par un individualisme stérile, une fois amputée ce qu’il lui reste de capacité à utiliser le symbole comme moyen d’échange et de construction d’une richesse culturelle commune.
À leur échelle, de nombreuses collectivités territoriales, avec des politiques qui prennent en compte différents niveaux de l’action artistique et culturelle et pallient les désengagements de l’État, tentent de résister à ce rouleau-compresseur. Comment pourront-elles agir demain, face à un gouvernement qui risque de les priver de toute marge de manœuvre en leur déniant la compétence culturelle ?

Il est temps de l’affirmer : nous avons ici des valeurs essentielles à défendre et à promouvoir.
Ces valeurs, ne doivent pas, sous peine d’effacement, se soumettre à la tyrannie du chiffre. Voici un débat public qui mérite vraiment d’être ouvert !
t

Pour signer cet appel, c'est ici


Les premiers signataires :



Danielle Mitterrand (Présidente de la fondation France-Libertés)

Stéphane Hessel (diplomate, ancien déporté et grand résistant ayant contribué à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme)


Roland Gori (psychanalyste, professeur des universités, initiateur de l’Appel des Appels)

Bernard Lubat (musicien multi-instrumentiste, chanteur, fondateur du festival d’Uzeste et de la Cie Lubat)

Marcel Gauchet (historien, philosophe, directeur d’études à l’EHESS, rédacteur en chef de la revue Débat)

Nicolas Frize (compositeur, membre de la LDH)

Bernard Stiegler (philosophe, directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Pompidou)

Valérie de Saint-Do (co-directrice de Cassandre/Horschamp)

Nicolas Roméas (directeur et fondateur de Cassandre/Horschamp)

Barbara Cassin (philosophe, philologue, directrice de recherche au CNRS)

Philippe Meirieu (professeur en sciences de l’éducation, responsable pédagogique de la chaîne Cap TV, directeur de collection chez ESF Editeurs)

Bernard Bloch (metteur en scène, comédien, directeur artistique du Réseau (théâtre), membre fondateur de la coopérative artistique de production CAP Etoile)

Robin Renucci (comédien, réalisateur, fondateur de L’ARIA Association des Rencontres Internationales Artistiques)

Julien Blaine (poète et performeur, fondateur de la revue Doc(k)s, des Rencontres internationales de poésie de Tarascon et du Centre international de poésie de Marseille)

Jean-Gabriel Carasso (auteur, réalisateur, responsable de l’Oizeau rare, association de recherches culturelles)

Philippe Avron (auteur interprète)

Robert Abirached (écrivain, historien, critique théâtral, ancien directeur du théâtre et des spectacles au ministère de la culture)

Françoise Fanfelle (Moissac - Infirmière retraitée)

Samuel Wahl (journaliste)

Pépito Mateo (conteur, acteur et écrivain)

Olivier Perrot (Plasticien photographe - Vitry sur Seine)

Édith Rappoport (ancienne conseillère à la DRAC Île-de-France)

Bruno Boussagol (Metteur en scène)

  _______

L'appel est en ligne ici

 2010


Voyez mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l'étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour !

Chaque graine s'éveille, et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence ; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre.

Pourtant écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie.

Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propre usage et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage ».

Avec ces mots de Sitting Bull, chef Sioux Hunkpapa (1875), nous vous souhaitons une trés bonne année 2010
,

 

 Postface à l’ouvrage « Economie sociale et solidaire : 50 propositions pour changer de cap ! »

Réagissez sur www.lelabo‐ess.org


contribution exceptionnelle

d’Edgar Morin

Décembre 2009

L’économie sociale et solidaire s’inscrit dans la voie d’une économie plurielle. Plutôt que de croire à la

fin imminente du capitalisme ou à son inéluctable perpétuation, l’économie plurielle signifie qu’il y a

possibilité de refouler progressivement et systématiquement l’aire économique déterminée par le seul

profit. Cela comporte non seulement l’extension du champ de l’économie sociale, mais aussi un

ensemble d’évolutions dans tous les domaines. Cela comporte la notion capitale de solidarité qu’il

s’agit de revitaliser alors que nous subissons la désintégration des solidarités traditionnelles. Car s’il y

a deux sources éthiques qui sont vitales pour toutes les vies et les sociétés humaines, c’est solidarité

et responsabilité.

Déjà, au coeur même de l’entreprise vouée au bénéfice, les idées d’éthique d’entreprise, d’entreprise

citoyenne, de commerce équitable peuvent apporter des régulations et limitations à l’impératif du

profit. Mais c’est surtout au delà, dans le domaine de la consommation et de la vie quotidienne, que

s’imposent des réformes diverses toutes convergentes. Ainsi il s’agit de susciter les résistances aux

intoxications consuméristes qu’alimentent les incitations publicitaires libidineuses, lesquelles

introduisent dans les produits de consommation, du coca à la conduite automobile, les mythes de

jeunesse, beauté, séduction.

Il s’agit de promouvoir l’alimentation de proximité qui favorise l’agriculture maraîchère et fermière, et

nous fait renoncer aux fruits hors saisons insipides venant de continents lointains. Il s’agit de

substituer au règne du jetable celui des objets voués à la durée et retrouver les métiers de réparation.

Il s’agit de favoriser le besoin d’objets artisanaux singuliers plutôt que les objets industriels. Il ‘agit de

faire émerger à la pleine conscience ce que chacun sait au fond de lui-même, que l’amour est plus

important que l’argent, et de retrouver la part de gratuité et de responsabilité qui permettent

l’épanouissement des relations humaines. Il s’agit en somme de remplacer l’hégémonie de la quantité

par celle de la qualité. Certes les démunis n’ont pas les moyens d’accéder aux produits bios et

fermiers, mais cela signifie que l’économie sociale doit être accompagnée de mesures politiques pour

lutter contre les misères croissantes en favorisant le développement de métiers de solidarité et de

convivialité et en suscitant des grands travaux « verts » (création de ceintures de parking autour des

villes qui seraient alors vouées aux transports publics et vélos, développement des sources d’énergie

verte jusqu’alors sacrifiées au profit du très puissant lobby nucléaire). Elle serait accompagnée en

somme par une grande politique d’humanisation des villes et de revitalisation des campagnes (je

développe ces idées dans mon livre Politique de civilisation.

Tant d’initiatives locales ont déjà surgi dans ces sens et dans tous les domaines, elles restent isolées,

inconnues les unes des autres, il s’agit de les faire converger, de les associer pour montrer comme

l’annonce ce livre, qu’il est à la fois possible et nécessaire de changer de cap.

Disons plus : la nécessité de changer de cap signifie la nécessité de changer de voie, ce qui met en

question la voie même de développement telle qu’elle est admise, y compris sous sa forme

saccharinée de durable.

Le développement, formule techno économique générale s’est appliquée sur toues continents sans

tenir compte des singularités propres à chaque nation ou culture, sans tenir compte des savoirs,

savoir-faire, arts de vie, valeurs que comportent les multiples cultures y compris celles des petits

peuples indigènes, cette formule a produit, non seulement de nouvelles classes moyennes jouissant

des avantages ainsi que des intoxications de l’occidentalisation, mais aussi de gigantesques misères

dont témoignent les énormes bidonvilles ceinturant les métropoles d’Asie, Afrique, Amérique latine.

Nous autres, occidentaux, ne faisons pas que bénéficier d’un développement que les pouvoirs ne

cherchent qu’à continuer indéfiniment comme s’il était la panacée universelle; nous souffrons des

carences humaines, psychiques et éthiques qu’a apporté le développement. La misère morale s’est

substituée à la misère matérielle, et la misère matérielle loin d’être éliminée s’accroît dans le

déchaînement de l’économie du profit vouée à tout rationaliser, rentabiliser, hyper-spécialiser,

chronométrer, c’est à dire déshumaniser. Le travail même, désormais soumis aux impératifs

managériaux et gestionnaires, produit de plus en plus dépressions, accablements, souffrances ce

dont témoigne le taux de suicides croissant dans et par les entreprises managérisées.

La notion de développement comporte en elle l’hégémonie de la technique, de l’économie, du calcul,

de la rentabilité, de l’efficacité, de ce qu’on appelle la rationalisation, mais le calcul ignore la vie, la

souffrance, le bonheur, le malheur ce qui constitue nos réalités humaines. La notion de homo

economicus, déterminé uniquement par la recherche de l’intérêt personnel est aveugle à ce qui n’est

pas l’intérêt personnel, à commencer par ce qu’Huizinga avait appelé le « jeu », mais pas seulement

le jeu – l’amour, le don, la communion.

La logique d’efficacité, de prédictibilité, de calculabilité, hyperspecialisée et chronométrée s’est

étendue dans de très nombreux secteurs de nos vies. À commencer dans les administrations où la

bureaucratie gangrène l’activité administratrice. La mécanisation prend les commandes du monde

urbain et même du monde rural, avec l’agriculture industrialisée, et l’élevage industrialisé. Elle envahit

la vie quotidienne. Elle envahit même l’éducation. Elle veut faire de nous des machines triviales

efficaces et rentables. Elle envahit la consommation, les règles, les loisirs, les services. Elle se répand

sur la planète.

Nous résistons comme nous pouvons dans nos vies privées, contre la matrix privée de vie.

Notre destin est conduit par des intelligences aveugles et seule une réforme de pensée nous aiderait

à le percevoir. La pensée dominante est fondée sur la réduction du complexe au simple et sur la disjonction, c’est-àdire, la séparation. Ce qui a été très fécond dans l’histoire du développement de la science occidentale, puisque c’est à travers des disciplines qu’ont été produites des connaissances qui nous

amènent à revoir entièrement notre vision du monde et de la vie. Mais la spécialisation close donne le

primat à une pensée qui isole les objets hors de leurs contextes et devient myope ; qui est aveugle à

ce qui est global, parce que les connaissances séparées ne permettent pas de saisir la complexité

des phénomènes globaux ; et qui devient aveugle à ce qui est fondamental, c’est-à-dire, nos

problèmes de vie et de mort.

Une telle reforme nous montrerait qu’il faudrait non opposer, mais associer mondialisation et

démondialisation (par le retour aux économies de proximité) croissances et décroissances,

développement et enveloppement, c’est à dire retour vers nos plus profondes nécessités intérieures.

Enfin il faut comprendre que mondialisation, occidentalisation, développement sont les trois faces d’un

dynamisme incontrôlé qui propulse le vaisseau spatial terre. La science, la technique, l’économie, le

profit sont les moteurs de ce dynamisme qui comporte ce que les anciens grecs l’ubris – la démesure.

Nous sommes dans une course démesurée. Et dans cette démesure, effectivement, des périls

nouveaux pour toute l’humanité sont apparus avec la prolifération des armes nucléaires, qui n’aurait

pas été possible sans la science, avec la dégradation de la biosphère, qui n’aurait pas été possible

sans notre déchaînement techno-économique. Avec le fait aussi que des conflits de mille fanatismes

Contribution d’Edgard Morin au labo-ess.org – Novembre 2009 Page 3

et aveuglements déchirent notre planète et peuvent effectivement produire l’utilisation des armes

d’anéantissement. D’autant plus que ce dynamisme produit des crises liées les unes aux autres.

La crise économique actuelle, que Keynes aurait appelé «crise de l’économie » c’est à dire crise du

système fondé sur les lois du seul marché, s’inscrit dans un ensemble de crises. Crise de la relation

entre les humains et la nature, dont témoignent les multiples dégradations de la biosphère, dont le

réchauffement climatique. Crise des sociétés traditionnelles que tendent à désintégrer sous le

dynamisme de l’occidentalisation ou bien se referment avec hostilité. Crise de la modernité, elle

même, puisque non seulement la modernité accomplie dans les pays comme les pays d’Europe

occidentale, les États Unis, n’a pas réalisé les promesses d’une vie meilleure, d’une vie harmonieuse,

mais au contraire, a créé un nouveau mal-être. Crise de la modernité aussi parce que ce qui la

poussait en avant c’était l’idée formulée par Condorcet et devenue un dogme universel jusqu’à

presque la fin du XXème siècle, que le progrès était une Loi irrésistible de l’histoire humaine.

L’ensemble de toutes ces crises constitue la crise de l’humanité qui n’arrive pas à devenir humanité.

Où nous conduit ce dynamisme ? Vers des catastrophes, vers l’abîme ?

Ainsi le développement de l’économie sociale et solidaire s’inscrit dans une perspective concernant

toute l’humanité, ce qui n’empêche nullement de pouvoir commencer dans un cadre national comme

le notre qui, si nous étions fidèle à la tradition née en 1789, devrait être exemplaire. Il s’engage dans

une voie qui peut et doit confluer avec d’autres voies, toutes également réformatrices, et qui si elles se

développent et se conjuguent pourront constituer la Voie de salut pour l’humanité.

Edgar Morin

Postface à l’ouvrage « Economie sociale et solidaire : 50 propositions pour changer de cap ! »

Réagissez sur

www.lelaboess.orgcontribution

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 50 propositions pour changer de cap


Acteurs et Collectifs Pour l'Economie Solidaire en Ile de France, le Mouvement de l'Economie Solidaire (MES) et le CESIF soutiennent l'initiative de Claude Alphandery et de la fondation pour le Progrés de l'Homme de 50 propositions pour changer de cap et vous invite le 30 novembre à une rencontre avec Laurent Fraisse du CRIDA co-auteur avec  Tarik Ghézali.du rapport et animateur du laboratoire de l'economie sociale et solidaire http://www.lelabo-ess.org
→ plus

 le Mois de l'Economie Sociale et solidaire

c'est Novembre !


 
 


NOVEMBRE 2009

Et si on mettait vraiment l'Economie
au service de l'humain

La Chambre Régionale de l'Economie Sociale et Solidaire d’Ile de France coordonne

pour la deuxième année consécutive le Mois de l'économie sociale et solidaire

qui a lieu en novembre 2009 dans toute la France, C'est  l'ACPES (Acteurs et Collectifs Pour l'Economie Solidaire en Ile de France ) qui animera cette operation, elle  bénéficiera du soutien de l’Atelier .

Les acteurs de l’Economie sociale et solidaire démontrent tous les jours qu’une autre forme d’économie est possible… le Mois de l’économie sociale et solidaire permet de le faire savoir !

 

Pour cette deuxième édition,  trois formes d’implication sont proposées aux acteurs de l’économie sociale et solidaire :

1.      Co-organiser avec d’autres acteurs du territoire une « manifestation vitrine » sur l’économie sociale et solidaire pour sensibiliser un public ciblé (élus, techniciens des collectivités, acteurs économiques…) aux plus-values de cette économie. Inscrire une manifestation organisée habituellement ou pour l’occasion en Novembre dans le programme du Mois de l'ESS 2009 (concert, débat, porte ouverte…) pour faire découvrir à un large public la diversité des acteurs et des activités de l’économie sociale et solidaire et leur faire découvrir ou redécouvrir la notion d’économie sociale et solidaire.

2.      Afficher son appartenance à l'économie sociale et solidaire en commandant des autocollants "je suis une entreprise de l'économie sociale et solidaire" et en s’impliquant dans la diffusion de la campagne de communication du Mois de l’économe sociale et solidaire.

 

 Pourquoi être partenaire régional  du Mois de l’économie sociale et solidaire en Ile de France  ?

> La première édition qui s’est déroulée en novembre 2008 a été une véritable réussite : plus de 950 manifestations organisées dans 21 régions ;  18.000 affiches, 77.000 flyers, 169.000 programmes distribués ; 47.000 visites sur le site du mois ou les pages dédiées sur les sites des CRES ; clip internet visionné 1.500 fois ; plus de 450 retombées médias dont 340 articles de presse, 70 radios, 23 télé…

> De nouveaux outils à développer pour faciliter l’implication des acteurs de l’économie sociale et solidaire dans la perspective d’un élargissement des modes d’implication , pour permettre la réalisation de bilans quantitatifs et qualitatifs détaillés. Le site national du Mois de l’économie sociale et solidaire va ainsi être totalement refondé pour inclure des outils en ligne et permettre une meilleure visibilité. En Ile de France un site spécifique est en train de se réaliser.

> Une campagne de communication locale se met en place

> Un groupe de travail s’est mis en place il a tenu sa première réunion le 18 juin, la prochaine aura lieu le 21 octobre  à l’Atelier

 Quels partenariats dans le cadre Mois de l’économie sociale et solidaire ?

-  un affichage du logo du partenaire sur l’ensemble des documents de communication (affiches, flyers, programmes…) régionaux  du Mois de l’économie sociale et solidaire

- un affichage du logo du partenaire en première page du site internet IDF  du Mois de l’économie sociale et solidaire avec un lien vers une page dédiée au partenaire (présentation de son entreprise, témoignage sur son soutien, liste des événements qu’il organise dans le cadre du Mois, lien vers son site internet)

- la présentation du partenaire avec le témoignage sur son soutien dans le dossier de presse du Mois de l’économie sociale et solidaire

- une invitation à un temps privilégié de débriefing avec l’ensemble des partenaires pendant le bilan national du Mois de l’économie sociale et solidaire

 Au-delà des partenariats financiers, les acteurs de l’économie sociale et solidaire sont sollicités pour :

- favoriser l’organisation de l’événement en Ile de France en participant au groupe de travail 

- participer activement à la promotion du Mois de l’économie sociale et solidaire avec leurs propres outils de communication internes et externes (site internet, news letter, magasine, mailing list, mais aussi bulletin de paye des salariés…)

-co-construire et participer à l’une des 8 manifestations phares en  Ile de France (une dans chaque département)  sur l’itinéraire de la caravane terrestre et Fluviale qui se met  en place :

En projet Dans chaque lieu : une projection de film , des portes ouvertes d’entreprises, des visites guidées et….contact : acpes@free.fr
François Bernard  0667229379

  • Le formulaire.
  • Le site régional d'Île-de-France. (en finition)
  • Le site national.
  • le Mois de l'ESS 2009

    sur Facebook